Combien de fois vous avez réagi par la colère à une critique alors que vous auriez préféré garder votre calme?  Pour ma part, c’est arrivé plus de fois de réagir de manière disproportionnée à une critique. Mais tout va bien maintenant car j’ai bossé sur ce qui était à l’origine de ce comportement et j’ai pratiqué les exercices que je te propose aujourd’hui pour ne plus souffrir de la critique.

Alors comme ça tu veux savoir comment ne plus souffrir de la critique ? Eh bien moi, je te propose qu’on voit d’abord ensemble ce qu’est une critique. J’aime bien parler définition car ça permet de prendre du recul sur la situation.

Selon le Larousse, la critique est le fait de porter sur quelqu’un, quelque chose un jugement défavorable en en faisant ressortir les défauts, les erreurs… : blâmer, désapprouver, censurer, condamner. J’adore cette définition du Larousse car il est déjà dans le jugement au moment où il définit la critique. Je dis ça car je considère qu’il n’y a pas d’erreurs, de défauts, il n’y a que ce qui est. CE QUI EST ! Quand on parle d’erreurs ou de défauts, on regarde la situation depuis un certain point de vue. Tu vois où je veux en venir ?

Quand quelqu’un te critique, il le fait depuis son système de pensées, depuis ses valeurs, depuis sa perception de la situation et surtout depuis sa programmation neuronale, c’est-à-dire depuis son vécu. Eh oui, les gens te critiquent à partir de ce qu’ils ont appris, enregistré depuis leur naissance ! Comme tu l’auras compris, vu qu’on n’a pas vécu les mêmes histoires de vie, on ne voit pas toujours les situations du même œil.

 C’est sur cette base que j’ai créé ces 3 clés pour toi :

  

1. ACCUEIL DES ÉMOTIONS

 Quand on se fait critiquer, on va soit se mettre en colère « non mais tu t’es vu toi, j’hallucine ! Connard ! » soit être triste, avoir honte… « c’était vraiment si nul que ça ? en pleurant à chaude larmes… » On ne réagit pas tous de la même façon à une même critique !

 Alors au lieu de se juger encore plus sévèrement ou de se laisser emporter par l’émotion et de mimer les émotions du critiqueur, je te propose de pratiquer ce que j’appelle la « conscientisation des émotions ». Je te préviens, c’est super dur à faire ! Mais crois-moi, ça en vaut la peine !

Imagine-toi, tu te fais critiquer et ça te met super en colère. “Et voilà, t’es en retard ! Je peux vraiment pas compter sur toi !”

 

Habituellement t’aurais réagi comme ça : “ça va, j’ai 5 minutes de retard ! Oh faut se calmer là !”

Au lieu de répondre, essaye de ressentir la colère en toi et demande-toi ce qui te touche vraiment dans ce qui est dit. À quoi ça fait écho ? Par exemple, tu pourrais te dire ça : « je ressens de la colère ». De l’entendre dire qu’on ne peut pas compter sur moi me révolte car je suis quelqu’un sur qui on peut compter. Je ressens de la peine quand elle dit ça. Je me sens nulle et rejetée. »

 Être capable d’avoir ce dialogue avec soi-même au moment des faits est très difficile au début. Mais une fois que tu te seras entraîné, que tu l’auras pratiqué plusieurs fois, la technique deviendra un automatisme et tu auras reprogrammé ton cerveau. Il se peut aussi que des souvenirs te reviennent, du type « ça me rappelle quand mon père me reprochait de ne pas être à la hauteur… » À force de te connecter à ton ressenti, des souvenirs anciens vont te revenir. Et ceux sont sans doute ceux-là même qui sont à l’origine de la blessure qui est ravivée plusieurs années plus tard.

 

Alors, on a vu l’accueil des émotions, mais cette étape pour être vraiment efficace doit être couplée à la 2ème clé !

 

2. N’EN FAIS PAS UNE AFFAIRE PERSONNELLE

 

Ce 2ème exercice est inspiré du livre de Don Miguel Ruiz, Les 4 accords Toltèques. Si tu es intéressé, RDV dans la section Livres recommandés.

 

Don Miguel nous dit que Les Toltèques étaient un peuple au sud du Mexique qui ont existé il y a plusieurs milliers d’années. La connaissance toltèque, bien qu’elle comprenne une dimension spirituelle, elle est plus justement décrite comme étant un mode de vie qui se distingue par la facilité d’accès au bonheur et à l’amour qu’elle procure. Les 4 accords Toltèques sont:

 

 “Que votre parole soit impeccable”, « Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle », « Ne faites pas de suppositions » et « Faites toujours de votre mieux ».

 

Pour ce sujet, nous nous penchant sur le 2ème accord Toltèque : « Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle » écrire à l’écran fond noir, écriture blanche “Vous n’êtes aucunement responsable de ce que les autres font. Leurs actions dépendent d’eux-mêmes. Chacun vit dans son propre rêve, dans sa propre tête ; chacun est dans un monde totalement différent de celui dans lequel vous vivez. Lorsqu’on fait de tout une affaire personnelle, on part du principe que l’autre sait ce qu’il y a dans notre monde, et on essaie d’opposer notre monde au leur.”

 

 Chaque personne réagit d’après son système de perception de la situation. Comme dans notre exemple de la clé numéro 1, au lieu de t’énerver, tu pourrais faire preuve d’empathie et dire « je vois bien que tu es en colère. Est-ce que c’est parce que t’as peur de rater ton avion ? ‘Ben oui, si je le rate je n’en aurai pas avant demain et en plus je devrai payer des frais supplémentaires !’ Ok, je vois. Tu sais, c’est aussi important pour moi que tu aies ton avion. Je suis arrivée avec 5 minutes de retard, mais nous avons encore largement le temps d’être à l’aéroport pour l’embarquement. Ok ? allez, ça va aller. Tu peux compter sur moi. On y va ?’

 

Prendre en compte l’état émotionnel de l’autre en faisant preuve d’empathie nous permet de voir que ce qu’il se passe n’est pas juste une critique, c’est l’expression d’un inconfort. C’est parfois même un appel de détresse. Donc quand tu cries par-dessus quelqu’un qui crie, tu lui envoies sans le savoir, le message ‘je m’en fiche de ce que tu ressens, je suis bien trop occupé à me sentir triste en réaction à ta remarque’. Je m’en fiche que tu souffres ! Moi aussi je souffre’

 

Mais attention ! Rappelle-toi que tu n’es pas non plus responsable de la réaction des autres, de ce qu’ils ressentent à ton égard. Et surtout, l’autre ne définit pas ta valeur. Personne n’a le droit ni la capacité de dire ce que tu vaux. Ta valeur c’est TOI qui l’estime.

Alors avant de réagir d’après ton ancien mode de fonctionnement, prends un moment pour te mettre en empathie avec la personne et pour essayer de voir ce qu’il se passe vraiment chez elle.

 Je ne dis pas qu’il faut se laisser manquer de respect. Tu as le droit de le dire que t’apprécies pas du tout la façon dont elle te parle. Je te recommande d’ailleurs de poser tes limites très rapidement et de lui exprimer tes besoins. Mais je te recommande aussi de le faire sans agressivité, parce que ce mode de réponse est un frein à la communication.

Pour ne plus du tout souffrir de la critique, tu as besoin d’une 3ème clé complémentaire !

 

3. LA CREATEUR ATTITUDE

 Il ne suffit pas d’être conscient de ce qu’on ressent et d’être dans l’empathie avec l’autre. Il faut aller plus loin. Il faut que tu aies conscience que tu n’es pas une victime. Tu as le choix de prendre la situation entre tes mains et de ne pas la subir. Tu peux agir sur la façon dont les évènements se déroulent, comme on l’a vu dans la 2ème clé. Tu peux décider de ce que tu vis, dans le sens où tu décides de tes réactions aux évènements. Je dirai même plus, tu décides de tes actions et tu crées des évènements ! Alors pour ne plus te comporter en victime, comportes-toi en créateur !

 Aussi, quand quelqu’un te critique, c’est toujours une opportunité pour voir où tu en es de ton travail intérieur. Si tu souffres encore, reviens au 1er exercice et demande-toi ce que ça te fait. Quelle émotion émerge ? Quelle corde ça fait vibrer en toi ? Et ensuite, reprends les exercices 2 et 3.

 Quelle que soit la critique, elle est une opportunité d’apprentissage. Apprentissage sur toi, mais aussi une opportunité d’améliorer une compétence par exemple, de dépasser tes limites, de sortir de ta zone de confort…

 Nous sommes tous des miroirs les uns pour les autres, alors sois conscient que quand quelqu’un te dit quelque chose qui te fait réagir, c’est que tu avais besoin de l’entendre !

 Alors dans le cas où tu ne serais pas trop motivé pour pratiquer ces exercices, je te rappelle que mal prendre une critique peut conduire à :  

 – des situations où la communication est rompue

 – au BURNOUT, d’ailleurs, assures-toi d’aller voir la vidéo « comment éviter le burnout ? »  

 – un déni de sa propre personne, un immobilisme, surtout si on accorde de l’importance au jugement de celui qui critique. On ne veut plus rien faire, car à chaque fois qu’on essaye on se fait critiquer..

 Enfin bref, tu auras compris que réagir à la critique sans réfléchir ne t’aidera pas à avoir des relations personnelles et professionnelles harmonieuses et à être heureux.

 

 Alors, tu te sens prêt à mettre en place ces 3 exercices ? Dis-moi en commentaire, sur une échelle de 1 à 10 à quel point tu te sens prêt ! Et aussi laquelle de ces 3 clés tu as préféré. 

Et si tu as besoin d’aide pour mettre en place ces actions, ou si tu veux qu’on voit ensemble ce qui te bloque aujourd’hui, alors envoie-moi un email à natacha@thatwavylife.com pour un  accompagnement personnalisé.

 

Et rappelles-toi, la vie est faite de vagues, alors surfes-les !

 « Life is wavy, so ride it ! »

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